Landes et bruyères à Erquy dans les jambes de Mika

Annecy, de la folie ?

Ma dernière participation à la Maxi-race d’Annecy qui correspond à faire la tour du lac par les montagnes sur un parcours d’environ 85km et un cumul positif de 5200 mètres m’avait laissé des étoiles dans les yeux.

Il semblait normal après être sortie de mes deux ans de formation ou courir était un moyen de survie de m’y frotter de nouveau. Il est vrai, mis à part le prix, il est plus facile de s’inscrire  que de la faire. La dernière fois, j’avais été bien accompagné par des amis Gobions et Gaëtan Balard, ils m’avaient porté chance. Cette fois, on vient en force avec toute ma petite famille, Steph et Jéjé Rihet, Mélanie et Anthony, Camille et Samuel et Solène et Franck. Tout était réuni pour la réussite.

Mon objectif était de la finir et en bonus, moins de 18h.

Départ de la Plage d’Albigny à Annecy, 5h du matin, 20 degrés. Je démarre avec Mickael, un Pleum’runner qui habite dans la Manche. Les sensations sont assez bonnes mais un petit stress est bien présent car on ne  sait  jamais comment notre corps va gérer le dénivelé, l’effort et surtout la chaleur annoncé à plus de 25 degrés. Donc je préfère faire un départ tout doux, et la route commence à monter vers le Semnoz ( 1200 D+ sur 18km) au deuxième km mais les embouteillages préserve des folies de début de course. Montée hyper agréable sur le sommet du Semnoz ou  j’y arrive à 8h00 dans les 500ème. Petit ravito et je ne traine pas trop car la vue est magnifique même si ce jour il y a du brouillard mais ça caille (6 degrés, on perd 1 degrés tous les 100m en montagne). Je plonge vers Touvière pour me confronter à ma deuxième ascension, le col de la Cochette (800 D+ en 7 km). Je me rencontre étrangement que mes jambes sont plus à l’aise dans les montées que les descentes techniques….. Direction Doussard et le ravito de mi-course ou je suis certain de voir ma petite famille et peut être mes amis Pleum’runners. Ce que je vais vous dire, je leur ai jamais dit mais Jéjé la veille m’avait dit que ce serait compliqué qu’ils viennent à Doussard. Du coup, ça parait bizarre mais je l’espérai plus que tout de les voir afin de repartir pour la deuxième partir reboosté . Avant de voir cela, il faut finir cette première partie par une crête surplombant le lac qui va nous permettre dans sa partie Est de redescendre sur Doussard. Une petite chute fougueuse dans la descente avec une crampe et hop c’est repartie avec une hydratation renforcée car ça fait un peu peur cette petite crampe. Je suis sur 4km de plat avant le ravito qui paraissent interminable, je suis au 44km, 2400 de D+ et il est 12h15 soit 7h15 de course, je suis dans mon timing 17h de course. La patate est encore là, Un coucou de ma belle-sœur Amélie qui est tous les ans à Doussard pour me supporter et 200 mètres plus loin Chrsitian son papa qui est dans l’organisation qui a le droit au bisou de l’athlète et juste derrière les neveux, nièce, mes filles et ma petite femme …ça fait trop de bien.

Mi-course : Doussard (44Km)

Ravito, pates et poche d’hydratation rechargée, je nettoie mon sac car un sachet de poudre a explosé sous ma musculature dorsale quand je me suis fait la crêpe bretonne dans la descente…c’était certainement un signe car ces boissons chimiques étaient de moins en moins appréciées par mon estomac qui préfères les boissons d’Abbaye, d’ailleurs à ce moment-là, j’en rêve déjà de cette petite mousse. C’est reparti et 100 m plus loin, qui je vois avec Lucinda, Raquel et Barbara, Maxime (mon filleul) …Steph, Jéjé, Anthony et Franck et sa nièce. Séance photo et surtout recharge de bonheur et d’énergie.

Maintenant, il me reste la deuxième partie de 42km et 2700m de D+. Je fonctionne par étape, donc je vise le 70km et le gros ravito de Menthon. La chaleur se fait vraiment ressentir dans le col de la Feclaz qui n’est pas si compliqué mais avec le cumul commence à être raide. Arrivée en haut la vue est superbe, il y a une petite descente avec au bout un point d’eau qui signe le début de la montée vers le pas de l’Aulp à 1600 mètre d’altitude …..ça fait du bien car une petit pluie orageuse s’installe mais pas longtemps. Les pauses se font de plus en plus fréquentes dans la montée, signe d’une fatigue naissante et mon corps rejette toutes les boissons énergétiques et l’alimentation, il y a que la compote qui me rempote. Arrivée en haut, je regarde mes sms et messages d’encouragements, ma barre d’énergie reprend des couleurs. Ca fait 11H36 de course et il est l’heure du gouter 16H36, je retrouve Mickael qui semble pas mal avec qui je vais faire la descente plus ou moins selon nos rythmes…je suis plutôt assez bien dans cette descente d’environ 10 km très casse pattes. En haut pour la petite histoire, j’ai évité de me changer car la dernière fois, j’avais oublié mon maillot de Gobions. Quelle idée un maillot vert sur la pelouse, il ne se voit pas… alors que le rose permet même de voir un Pleum’runner sur la l’arrête du Mont Blanc à des kilomètres. (Rassurez-vous les Gobions, j’adore votre vert). Avant d’arrivée sur Menthon, qui je vois, Jéjé, Steph et Franck, j’ai a eu le temps de leur dédicacé le calendrier des dieux du stade.  Les copains et copines, là vous m’avez fait plaisir………vraiment… ca resserre les liens le trail. Là, j’entends déjà certain dire pas trop quand même mais quand tu es au 70km, ton cerveau est en mode autohypnose et de les voir m’a permis de garder les pieds sur le chemin.

Menthon : 70km et gros ravito, j’aime ce lieu même si il y a 4 ans j’y avais jeté l’éponge. Mais là, mon dossard est bien accroché. Ravito classique, enfin presque car il y  a un maillot de course porté très ajusté par une possible suédoise qui a illuminé la salle…j’espère qu’elle était en relai car la Volvo m’a décroché dans la première cote, ma Logan ne répondait plus. Allez Micka, pense plus à la volvo (je commence à me parler, et ma vie défile), c’est que la fatigue est bien présente. Mickael reste un peu plus au ravito mais il me doublera dans la monté vers le col des contrebandiers ou un gros coup de moins bien s’empare de moi. Le manque de sucre et la fatigue me faisaient rêver de l’arrivée…Partie du Mont Baret hyper technique dans la lumière des frontales ou les mains sont souvent exigées pour ces 400 m de D+ et les cordes dans les descentes. J’ai eu les copains au tel, et je leur ai fait peur remarque je me faisais peur aussi à m’entendre après coup, j’étais HS mais je savais que je finirai car les jambes était vraiment bien mais le cerveau endormi (les autres années, c’était l’inverse). La préparation n’était pas si mauvaise et après la fatigue, c’est difficilement gérable. En haut, nous avons été privé d’une partie du Mont baron et dérouté vers le passage de l’ancien téléphérique (2-3km de plus) ou non entamons une descente de 8km qui a été modifié depuis les dernières années par une partie technique du haut jusqu’en bas. Mais ça l’a fait car dès que je pouvais courir, les jambes répondaient présente…dernier petit chemin de cailloux blanc que j’ai reconnu car Mickael Briand (Un Gobion d’exception) était venu finir avec moi à cet endroit en 2015. Ce chemin nous mène sur le bord du lac…je lève le point en me surprenant moi-même et je file jusqu’à l’arrivée ou ma famille m’attend…00h30  je récupère mon maillot de finisher et direction le lac ou je me baigne…trop bon. Ah oui !  C’était mon cadeau d’anniversaire de mariage car cela faisait 11 ans jour pour jour que nous sommes mariés (Je t’aime Luce). Donc la vraie histoire en fait, c’est que j’avais oublié d’acheter un cadeau et j’ai trainé pour passer les minuits et ça l’a fait…

Je l’ai fait mais pas seul. Je tenais à remercier ma femme, mes filles, neveux et nièces, Steph, Franck, Jéjé, Mickael R, Mickael Briand (tu étais avec moi, je te promets), Camille, Mélanie, Solène Anthony, Samuel et tous pour vos messages Facebook et sms…

A bientôt Annecy

La Maxi-race d'Annecy comme si vous y étiez, enfin presque...

Notre rdv annuel au pays de Saint jacques et des landes de bruyeres a été un grand succès humain et sportif. c'est quand même top de se retrouver autour d'un beau parcours ou seul le soleil nous a faussé quelque peu compagnie pour rendre notre Bretagne encore plus mystérieuse et surtout plus calme. Deux distances nous étaient proposées afin que chaque Pleum'runner puisse se faire du bien ou du mal..à voir. Un petit pique-nique sur la plage nous a permis de nous mettre en jambe et pendant que certains du 33km allaient rejoindre les navettes ( on était bien au chaud), d'autres faisaient les stars en guise de dessert. Moi, ayant fait que le 33km, je vais essayer de vous faire partager ce beau parcours en quelques mots avant qu'un collègue prenne le relais pour le 14km.                                                                                                                                                              Départ de Plévenon avec un petit café offert, cela débute par des petits chemins de campagne ou malheureusement, il faut mettre les gaz afin d'éviter les embouteillages de la route du soleil...mes collègues gazelles Anthony, Franck, Raph, Sam et Fabrice partent comme des furets en rutes et derriere moi Benoit, Yann, Guillaume et Ronan optent pour la sagesse.                                                                                                                  Un entonoir passé après 5 minutes passé menant sur les chemins tortueux mais splendide afin de gagner ce Cap Fréhel magique..rien ne sert de doubler il faut suivre . je regarde derriere moi, personne en rose et devant les furets galopent bien au loin. Je décide d'opter sur mon lièvre Franck dit Vilboux afin de pouvoir discuter car je suis assez bavard.                                                                                                                                                       Après avoir pas mal puisé dans mes réserves, je rattrape mon Franck entre le 12 au 15km ( je regardais pas trop ma montre) mais j'ai bien vu que ce n'était pas le Franck des soirées Pleum'run  et il me dit de continuer mon périple...cela fait mal de se faire rejeter mais au loin les petites fesses de Fabrice se trémoussaient...je passe le sable d'or ou je reserve une place de camping; je ne voulais pas trop vite remonter sur Fab....bon faut dire que j'étais à bloc..une petite cote de 1km m'a permis de revenir un peu plus pres. Nos chemins se croiseront vraiment vers après le 25km. On a partagé le plaisir des marches et du parcours technique aux paysages magnifiques . Les jambes commencent a perdre leurs souplesses et bing une côte se dresse devant nous ou la marche s'impose si tu ne veux pas déposer ton cœur dans la lande...Fab se sentait moins bien et au loin, je vois deux Pleum'runners accoudés au ravito, Anthony et Raph se partageant des crampes, certainement le résultats de consommations excessive de rosé (simple supposition de ma part). Il reste 3 km, zone technique au dessus d'Erquy et devant Samuel s'envole sans que je puisse même entrevoir un poil de sa barbe rousse. Je finis plein gaz avec sur toute la fin du parcours des "allez pleum'run" , des banderoles, du monde partout et même des cris qui viennent des bars mais ils se reconnaîtrons.  Après nous avions bien mérité une petite mousse pour voir l'arrivée des copains et copines qui ont encore mis en valeur nos couleurs. D'ailleurs je voulais remercier toutes les personnes qui au bord du parcours nous ont encouragés , bien entendu les Pleum'runners, les enfants,le trio magique Mélanie-Camille et Solène qui nous ont suivi . Petit récit pour faire partager cette belle course et il n'y avait pas encore d'article..maintenant à vous d'écrire.                                                                                                       Micka, un Pleum'runner